Stage d’initiation au tissage avec François Samouiller

Le musée de Bourgoin-Jallieu organisait hier, dimanche 5 novembre, un stage d’initiation au tissage, animé par François Samouiller, gareur tisseur. J’ai participé à cet atelier, voici son déroulement.

L’atelier débute en milieu de matinée, à 10h, par un petit moment de convivialité organisé par notre hôte, au sein du musée de Bourgoin-Jallieu. Tout le monde fait connaissance autour d’un café et d’un croissant. Nous étions en tout petit comité.

La découverte du tissage commence par l’observation du métier à tisser présent dans le musée. Moment privilégié, d’autant plus que le musée n’est pas ouvert au public dans la matinée, et nous pouvons donc profiter des salles en toute tranquillité – sachant que cette tranquillité cesse une fois le métier à tisser mis en marche. Il est d’ailleurs impressionnant d’imaginer que les ouvriers travaillant sur ces machines étaient responsables de la surveillance de 8 engins dans un vacarme conséquent.

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Ensuite nous retournons dans la salle de cours, pour apprendre la théorie du tissage, avec la création des « armures » (entrecroisement des fils de chaîne et des fils de trame) : le taffetas, le sergé et le satin (à ne pas confondre avec les tissus du même nom, il s’agit ici d’une technique de tissage).

Cet apprentissage de la théorie va nous occuper une bonne partie de la journée, car le processus est assez technique, et il n’est pas facile de l’appréhender pour un novice ; j’avais pour ma part quelques notions pour m’être intéressée au tissage auparavant. C’est en tout cas passionnant de voir comment se crée un modèle, de constater la multitude de motifs que l’on peut imaginer à partir de ces trois techniques (et selon les machines / car chaque métier a ses particularités, et le modèle est utilisé en fonction).

Dans la deuxième partie de l’atelier, en début d’après midi, nous aborderons un côté plus pratique puisque nous allons perforer notre carte qui servira ensuite, une fois insérée sur le métier à tisser, à créer le modèle que nous avons imaginé (j’ai utilisé pour ma part la technique du sergé en 2 li 2 – qui se matérialise par des chevrons une fois les fils tissés).

La perforation se fait à partir de cet outil :

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Le processus est relativement lent. Il faut prendre patience. Et il est heureux que notre groupe était tout petit sinon nous aurions manqué de temps. Il faut également être attentif car certaines erreurs sont irréparables. Voici le résultat :

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Nous ne pourrons d’ailleurs pas assister à la réalisation du tissage de notre motif. Mais François s’engage à nous le faire dans les semaines à venir, et nous le transmettre. Je suis impatiente de voir le résultat.

Une journée est bien trop courte pour faire le tour de cet artisanat, mais c’est une très belle initiation qui donne envie de pousser l’exploration un peu plus loin si vous êtes passionné par le sujet.

D’autres ateliers de ce type sont organisés au sein du musée début 2018. Et j’espère participer à certaines de ces rencontres.

Belles créations à tous !


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